Les serres du jardin des plantes

Parfums, couleurs, formes, c’est sous la verrière du Jardin des Plantes qu’évolue en osmose une végétation tropicale mais aussi aride.

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Parlons un peu histoire, puisque c’est au début du XIXè siècle que le verre et le métal sont mis au profit des plantes. Plus solide et surtout plus isolant, ces deux matériaux permettent de garder une chaleur constante à l’intérieur de ce qu’on nommera plus tard une serre.

C’est alors que l’architecte Rohault de Fleury, l’un des précurseurs de l’architecture métallique en France donne le jour à trois serres qui seront classées monument historique. René-Félix Berger fondera le Grand Jardin d’hiver dans un style art déco un siècle plus tard.

Un univers à part entière dans lequel on découvre des espèces exotiques, et où la biodiversité est racontée de façon divertissante avec des nombreuses explications et animations.

Aussi dépaysant que spectaculaire, déambuler au milieu de cette végétation s’avère être un véritable voyage. Tel un explorateur, on découvre des feuilles étonnantes, un camaieu de verts éblouissants, des cascades et des ponts de bois qui nous font oublier pour un court instant que nous sommes au cœur de Paris.

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Si la vocation première du « Jardin du Roy », créé par Guy de la Brosse, était de conserver des espèces issues d’expéditions lointaines, en quelques décennies, cela n’a pas changé puisque les quatre serres du jardin renferment des espèces menacées issues de désert, de milieux arides ou encore de forêts tropicales.

Les végétaux exposés sont répartis dans quatre univers. De la flore tropicale en passant par les milieux arides, mais aussi la flore Nouvelle-Calédonie, et enfin l’histoire des plantes, ces milieux sont très contrastés.

La visite débute dans une atmosphère chaude et humide avec la serre des forêts tropicales humides, anciennement le Grand Jardin d’hiver. Originaires d’Afrique, d’Amérique centrale, du sud ou encore d’Asie du Sud-Est et d’Australie, on y trouve de grands arbres tels que les palmiers des Bermudes, des arbustes comme le bananier et autres plantes épiphytes, refuges de singes, tigres mais aussi de jaguars.

J’ai particulièrement apprécié la serre des déserts et milieux arides puisqu’elle renferme de  nombreuses espèces de cactus. Cinq scènes végétales y sont présentées pour mettre en avant les différents mécanismes d’adaptation des plantes à la sécheresse dans des régions emblématiques telles que le Mexique, les Andes, Madagascar ou encore l’Afrique du Sud et le Sahara. Textures variées et formes incongrues, prenez garde à ne pas vous piquer !

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Véritable festival de verdure, découvrez ensuite la serre de Nouvelle-Calédonie. On y rencontre les cinq milieux de l’archipel, qui sont la forêt humide, la forêt sèche, le maquis minier, la savane et enfin la mangrove. J’y ai notamment découvert la culture Kanak, une culture où les plantes accompagnent l’homme à chaque moment de sa vie, le nourrissent, le soignent, marquent l’espace et le temps. Une belle philosophie de vie, puisque ces hommes vouent un très grand respect à la terre et à la nature, de quoi s’inspirer pour l’avenir de notre cher écosystème.

Enfin la visite c’est achevée avec la serre de l’Histoire des plantes, un magnifique pavillon où l’évolution des plantes est retracée depuis leur sortie de l’eau jusqu’à l’apparition des premières fleurs.

Une belle découverte où l’on prend conscience de l’impact de l’homme sur la biodiversité, mais aussi que les plantes sont et demeurent les témoins vivants de l’évolution de la terre.

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