Florence, capitale de la Toscane

Après Milan, c’est à Florence que nous avons posé nos valises. Au cœur de la Toscane, nous avons découvert une région d’Italie bien différente de celle de Milan.

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Du latin « abondance » Florencia rend hommage à la déesse de l’abondance, Flore. C’est notamment pour cela que le symbole de la ville est une fleur de lys, non pas bleue mais rouge.

Si sa cathédrale Santa Maria del Fiore fait beaucoup parler d’elle, c’est parce qu’elle a été construite par la famille de Médicis qui gouvernait la ville de Florence ainsi que la Toscane jusqu’en 1937. Un siècle et 70 ans, c’est le temps qu’il a fallu pour réaliser cette église, et c’est la coupole de Brunelleschi qui clôturera cette construction en beauté. Faite de marbre blanc, vert et rosé, la façade de la basilique est de style gothique.

Plus loin dans le centre historique de la ville, vous tomberez sur la place de la République actuellement en travaux, car des trésors romains y ont été découverts. Il s’agissait à l’époque du point de rendez-vous des artistes. Désormais on y trouve de nombreux cafés et restaurants, dont les plus anciens de la ville comme le Giubbe Rosse par exemple.

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Si vous êtes à la recherche d’une vue sur la ville de Florence, rendez-vous à la Piazza Michelangelo au coucher du soleil pour apprécier ce moment magique.

Lors de notre visite, nous avons eu l’occasion de découvrir l’école du cuir. Une superbe expérience que je vous conseille puisque cette école se trouve dans un ancien monastère. On y retrouve des fresques murales réalisées par le professeur de Michel Angelo. Nous y avons découvert les techniques de dorure à la feuille d’or ainsi que les différents cuirs utilisés pour la maroquinerie. Ici, les artisans sont libres d’exprimer leurs fantaisies, ils travaillent avec leur esprit, leur tête et leurs mains. Du cuir de veau, au cuir d’agneau, en passant par le cuir d’autruche et d’alligator, nombreuses sont les peaux à manipuler avec précaution.

Si vous appréciez la mode et les chaussures italiennes, rendez-vous au musée Ferragamo. Il célèbre et explore le phénomène d’immigration des Italiens aux Etats Unis dans les années 1920-1950. Salvatore Ferragamo est né en Italie du côté de Naples, et quitte sa terre natale à 16 ans pour rejoindre les Etats Unis et apprendre de nouvelles techniques de cordonnerie. Il ouvre alors sa première boutique là-bas et allie l’atmosphère italienne, chaleureuse et confortable aux nouvelles techniques acquises en Amérique grâce aux premières usines de chaussures, ce qui participera à son grand succès et lancera sa carrière.

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Vous avez un petit mal de tête à cause du soleil ? Rendez-vous à la plus ancienne des pharmacies du monde, la pharmacie Moltini qui se situe non loin de la Galerie des Uffizi, elle vaut le détour ! Un véritable écrin pour ces plantes, parfums et médicaments. Visitez ses recoins et découvrez des somptueuses fresques au plafond, et sa décoration qui date du 17eme siècle. Parmi tous ces flacons anciens, se cachent les produits de terroir tels que les savons et eaux de Cologne artisanaux. C’est d’ailleurs Catherine de Médicis qui importera en France l’eau de Cologne italienne.

Nombreuses sont les adresses à découvrir à Florence. Je vous conseille de lire le blog d’Alidifirenze, une jeune femme française qui vit à Florence depuis quelques années et qui partage expositions, évènements, restaurants et autres superbes adresses sur son blog depuis 5 ans.

PS : Si vous en avez le temps, visitez les alentours de Florence, de jolies villes comme Pise ou Livorno sont à une heure de la capitale Toscane. Nous avons eu l’occasion de nous y rendre pendant le week end, c’était très agréable et ces deux charmantes destinations sont desservies par un train.

10 Corso Como

Déjà évoqué dans l’article précédent au sujet de la ville de Milan, 10 Corso Como est l’un des précurseurs du concept store.

A l’origine, Carla Sozzani ouvrait en 1990 une galerie dédiée à la photographie, l’art et le design au 10 rue Corso Como. Sa galerie se transformera en 1991 en concept store et portera le nom de sa rue.

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Si l’on reconnait son logo, un cercle noir et blanc, tourbillonnement de formes arrondies et de boucles, c’est parce que Kris Ruhs l’a rendu iconique. L’artiste américain a notamment designé l’ensemble du concept store dont la magnifique terrasse qui se trouve en rooftop. Un mélange de céramique, de métal, une union entre la nature et l’art, cette terrasse ouverte en 2010 est notamment un oasis de paix pour les oiseaux sédentaires et en migration. Des présentations de livres, et autres petits évènements y sont régulièrement organisés.

De la mode au design, en passant par la musique, l’art, la photo et le lifestyle, on retrouve dans ce lieu une union culturelle et commerciale qui promeut le slow shopping.

Pour la mode, Carla Sozzani ne s’attache pas aux noms des marques mais à leurs créations. Depuis peu l’homme et la femme sont mélangés, on y trouve plus de 100 marques, de Martin Margiela, à Comme des garçons. Ce sont d’ailleurs avec eux qu’elle a commencé à travailler il y a 30 ans, bien avant qu’ils n’aient la notoriété acquise aujourd’hui.  Avec ces créateurs, elle a amené le minimalisme à Milan. Un minimalisme qui dialogue avec la décoration beaucoup plus excentrique du lieu.

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Si ce lieu renferme mode et culture, on peut aussi y déjeuner. Le garden café est un lieu de quiétude où il fait bon de se détendre. Une terrasse envahie par la nature, fleurs et plantes de saison. A l’intérieur, on trouve le restaurant qui donne sur la cour. Vous trouverez sur la carte risotto, pasta, poissons et viande ainsi que des jus fraîchement pressés.

Concernant les expositions, elles changent tous les trois mois, le but étant de présenter des œuvres et des artistes hors du commun. Cela permet d’attirer une clientèle différente de celle de la boutique. L’exposition fait alors le tour du monde, dans différentes galeries mais aussi dans les différents Corso Como puisque depuis 2008 le concept store a ouvert à Séoul, puis Shangai et Bejing. Il va par ailleurs ouvrir à New York dans le quartier de Brookling au courant de l’année 2018.

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Pour ceux qui ne savent pas où loger à Milan, sachez que 10 Corso Como met à disposition 3 sublimes chambres d’hôtel. Un lieu original où séjourner, un oasis de quiétude, de culture et de mode !

 

Milan

C’est à Milan et Florence que nous nous sommes rendus cette année pour découvrir architecture, savoir-faire et culture italienne.

Connue pour son Duomo et sa galerie Vittorio Emanuele II, Milan est une ville industrielle qui regorge de jolis endroits secrets.

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Si elle ressemble à nos passages parisiens, ce n’est pas anodin, puisque la Galeria Vittorio Emanuele II a été créée en 1867 en imitant nos galeries parisiennes, certes plus modeste. Ce grand passage lumineux a été dédié au Roi d’Italie, et est désormais considéré comme un réel monument historique avec sa majestueuse coupole faite de verre et d’acier. Si vous levez les yeux, à l’intérieur, vous y retrouverez des fresques représentant les quatre continents.  Lieu de rendez-vous, et de communication entre les places importantes de la ville, les Italiens s’y xretrouvent tous les matins pour échanger, prendre un café ou un petit déjeûner avant d’aller travailler. La galerie renferme notamment le seul hôtel 7 étoiles d’Europe. Malheureusement il faut être client pour pénétrer à l’intérieur…

Si l’on ne voit qu’elle lorsque l’on arrive à Milan, c’est parce que la Cathédrale est depuis sa création point central de la ville. Créée au 14e siècle, il faudra plus de 400 ans pour achever cette magnifique œuvre, et c’est Napoléon qui terminera la façade. Entre architecturesgothique et baroque, la cathédrale est néanmoins entièrement réalisée en marbre. Si vous souhaitez visiter l’intérieur, une longue queue vous attend, pensez à prendre vos billets d’entrée en ligne pour ne pas vous faire avoir !

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A l’autre extrémité de la Galeria, c’est la place de la Scala que l’on reconnait avec cette grande statue de Leonard au centre.  Pour certains Milanais, il s’agit de la place la plus importante de la ville puisqu’il s’y trouve le théâtre le plus renommé du monde. Créé au 18e siècle, le théâtre prend le nom de « La Scala » qui était le nom de l’église auparavant existante à cet emplacement. Si l’extérieur n’a rien à voir avec l’opéra Garnier de Paris, La Scala est réputée pour son acoustique de grande qualité et son nombre de places important.

Après la visite de ces endroits mythiques milanais, nous avons eu la chance de découvrir les bureaux du magazine Elle Italie, où nous avons  été accueillis chaleureusement. Puis nous sommes allés découvrir l’un des premiers concept store mondial, 10 Corso Como.  Si à l’origine, le souhait de la créatrice, Carla Sozzani, sœur de la directrice du Vogue Italie, était de réunir commerce et culture au même endroit, son pari est réussi. Aujourd’hui le concept store renferme 3 magnifiques chambres d’hôtel, un café, un restaurant, en plus des salles d’exposition et de commerce. L’inventrice de ce lieu s’attache aux créations et non pas aux noms des marques. Elle a choisi pour designer son intérieur un artiste américain, Kris Ruhs qu’elle a rencontré dans les années 70. L’artiste a lui aussi créé le logo noir et blanc du concept store. Il y a 30 ans de cela, elle proposait déjà des marques telles que Comme des Garçons, Martin Margiela qui n’étaient à l’époque pas encore répandues. Véritable précurseur, elle a amené à Milan le minimalisme.

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A la découverte de la gastronomie Italienne, nous nous sommes rendus chez Eataly, un très grand commerce accessible à tous, dont les produits sont choisis avec soin.  Créée en 2007, l’entreprise s’est associée à l’association Slow food pour trouver des petits producteurs locaux.  Enivrés par ces odeurs de charcuterie, de pizza et de fromage italien, il est difficile de ne pas vous arrêter déguster une pizza ou des pâtes fraiches. Cet immense bâtiment, qui renfermait anciennement un théâtre, propose certes des aliments, mais aussi une restauration pour tous les goûts. Poissons, fromage, pizza ou pâtes, les clients peuvent acheter les mêmes aliments qu’ils ont consommés au restaurant.  Pour les amateurs de cuisine, des cours sont organisés, et certains sont gratuits pour les enfants et les retraités afin de transmettre les traditions gastronomiques et d’enseigner aux enfants l’importance des aliments et de leur provenance.

Je n’avais jamais visité Milan auparavant. Nombreuses ont été les personnes qui me disaient ne pas apprécier la ville car il y avait peu de choses à voir. J’ai, pour ma part , été agréablemnt surprise. C’est une ville qui a certes moins de charme que Florence ou Rome, néanmoins je n’ai pas du tout été déçue de ce que j’y ai trouvé. Milan regorge de petites places et endroits secrets qu’il est bon de découvrir en s’y perdant !

Subodh Gupta à la Monnaie de Paris

De la peinture à la performance, la vidéo, la sculpture ou encore la photographie, Subodh Gupta, s’intéresse à toute forme d’art. Lieu propice de rencontre et de débat entre le spectateur et son œuvre, il investit la Monnaie de Paris avec plus de 30 créations dont 2 réalisées pour l’exposition in situ.

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« Adda » qui signifie rendez-vous en Hindi, est le nom donné à cette exposition, ce dialogue, entre la Monnaie de Paris, institution Française qui produit des pièces métalliques depuis plus de 1 150 ans et les œuvres de l’artiste qui transcende cette matière pour en faire des sculptures. L’art contemporain questionne le lieu et le monde qui nous entoure. Qu’il s’agisse de tableaux, de vidéos ou de performances, il investit des lieux de patrimoine pour créer une certaine correspondance entre l’histoire d’hier et d’aujourd’hui.

C’est ce qu’a choisi de faire Subodh Gupta avec ses sculptures emblématiques composées d’ustensiles de cuisine en inox que l’on retrouve dans la plupart des foyers indiens de classe moyenne. La plus connue d’entre elles, « Very Hungry God » occupe le salon principal de l’institution, mise en exergue par le carrelage noir et blanc de la pièce et ses nombreux points de lumière. L’œuvre n’est plus cet objet de contemplation, elle joue avec les éléments qui l’entourent et devient alors une forme d’expérience pour le spectateur qui ne peut se contenter de seulement voir.

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Crée en 2006 à l’occasion de la Nuit Blanche de Paris, à l’Eglise Saint-Bernard, il va le soir même de l’ouverture cuisiner une soupe indienne et la distribuer aux travailleurs sans papiers qui occupaient alors l’Eglise. Cet acte vient parfaitement compléter son œuvre, qui évoque l’abondance des mondes riches en contradiction avec la quête perpétuelle de nourriture et de chaleur de certaines populations. Le collectionneur François Pinault fera l’acquisition de cette œuvre qui deviendra la signature de l’artiste.

Passionné de cuisine, Gupta présente au travers de ses créations la culture indienne et ses plats traditionnels. On y découvre le pétrissage de la pâte à pain, qui devient son œuvre « Seven Billion Light Years ». Si les objets utilisés par l’artiste sont libérés de leurs fonctions et mis à l’arrêt par leur transfiguration en bronze ou en laiton, c’est parce qu’ils sont porteurs d’une histoire. L’artiste est fasciné par l’aspect rutilant de cette vaisselle peu onéreuse qui symbolise la prospérité. Il compare les ustensiles de cuisine déformés par les cuissons à des astres. Ses œuvres les plus récentes font de la nourriture une allégorie de l’univers et du cosmos.

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Le cosmos est aussi prépondérant dans son œuvre « Anahad » qui transforme un signal sonore en une intense vibration faisant soudainement trembler les panneaux métalliques disposés dans la salle. Le visiteur voit alors sa silhouette se déformer et ne faire plus qu’un avec ce qui l’entoure. Une vibration cosmique qui n’a ni début, ni fin, qui transcende l’espace et le temps.

Enfin, l’exposition se poursuit dans la cour intérieure de la Monnaie de Paris, où l’on retrouve des sculptures monumentales dont « People Tree », conçue par l’artiste spécialement pour l’occasion. Inspiré de Marcel Duchamps et de son « readymade », Subodh Gupta évoque au travers de ces matériaux une multitude de métaphores socioculturelles.

L’exposition se déroule 11 quai de Conti jusqu’au 26 Aout 2018 !

L’île de beauté

De Bastia à Calvi en passant par Saint Florent et Piana, découvrez l’ile de beauté, ses paysages, ses sentiers accidentés, ses criques sauvages et ses villages perchés en haut de la montagne.

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Après un atterrissage à Bastia, nous nous sommes dirigés vers le coin de paradis de Jean d’Ormesson, Saint Florent. Nous avons pour cela traversé le désert des Agriates, pour y découvrir un décor rocheux, parsemé de verdure, de fleurs mais aussi de majestueux eucalyptus. Puis, c’est dans la baie de Saint Florent que nous nous sommes restaurés, face au port. L’occasion pour moi de goûter des lasagnes au brocciu, fromage typique de l’ile !

Après avoir arpenté les routes sinueuses, entre mer et montagne, nous avons finalement rejoint l’Ile Rousse puis Cateri, notre point de chute pour les quatre jours suivants. Cateri est un petit village typique au charme désuet qui offre à ses habitant une vue surprenante sur la mer. Pour l’anecdote, Thomas Dutronc y vient parfois partager une chanson au bistrot du coin.

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Le lendemain, nous avons pris la route à la découverte des Calanques de Piana. Sur le chemin, nous nous sommes arrêtés déjeuner à Galeria, à la Cabane du Pêcheur. Nous avons immédiatement été charmés par cet endroit atypique et incongru, situé sur une plage sauvage. Trouvé par hasard, je vous conseille vivement ce petit restaurant où l’on sert des produits frais, pêchés le matin même, et de délicieux desserts. Pour vous rafraîchir, je vous invite à goûter leur citronnade, ni trop acide, ni trop sucrée : elle est parfaite ! Le restaurant est ouvert toute la semaine pour déjeuner, et le mercredi soir pour un diner musical.

C’est rassasiés que nous avons repris la route en direction de Piana. D’immense rochers se sont alors dressés devant nous. De couleurs ocre à l’ombre, et d’un rouge flamboyant lorsque le soleil pose ses rayons dessus, le spectacle était somptueux ! Notre imagination se prête au jeux en associant des noms d’animaux aux formes originales des rochers. Néanmoins, soyez prudents sur la route, il n’est pas rare d’y croiser des troupeaux de chèvres ou de vaches qui se promènent allègrement le long des parois rocheuses. Classé au patrimoine de l’Unesco, ce site est très fréquenté durant la haute saison, mieux vaut s’y rendre tôt le matin pour en profiter au maximum, et ne pas être pris dans les bouchons.

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Pour notre troisième journée sur l’île, nous sommes partis visiter les berges du Fango, cette rivière se trouve à environ 40 minutes de Calvi. Les bassins creusés par la nature sont naturellement chauffés par le soleil. L’eau y est limpide, il est possible à partir de certains endroits d’y plonger et de s’y baigner en été. On y aperçoit même de loin les sommets enneigés du Monte Cinto. Un endroit paisible où il fait bon s’y prélasser au soleil.

Pour le dîner, nous nous sommes rendus au restaurant du village, Chez Léon, y déguster des beignets de courgettes, un régal. Pour une gourmandise, goûtez-y le Fiadone, ce gâteau Corse fait à base de brocciu et de citron. Après ce bon dîner, ne manquez pas le coucher de soleil vu de San’Antonino, ce village médiéval qui surplombe la vallée et qui offre une vue spectaculaire sur la mer et la montagne.

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Last but not least, pour notre dernier jour, nous nous sommes rendus à Calvi. Charmante petite ville. L’occasion d’acheter un peu de saucisson, de fromage et de confiture en souvenir de ce voyage ensoleillé. Mais aussi de déguster une glace face au port, à l’ombre des oliviers. Nous avons hésité à prendre le bateau pour découvrir les côtes de l’ile vue de la mer, mais ce sera pour une prochaine fois ! Enfin pour terminer notre séjour en beauté nous nous sommes promenés sur une magnifique plage sauvage au coucher du soleil, pas besoin de vous dire que le spectacle était saisissant de beauté…

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Les puces du Design, Design Fair Paris

Depuis 1999, les puces du design, désormais renommées Design Fair Paris, sont un marché incontournable pour les amoureux de mobilier, luminaires, mode ou objets en tous genres.

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Entre contemporain et vintage, cet événement bisannuel qui a lieu en novembre et mai, présente un choix électif de pièces de qualité.

Tenancier d’une boutique-galerie rue Montorgeuil, c’est Fabien Bonillo qui organise pour la première fois en 1999 une brocante de design vintage, datant des années 1950 à 2000 dans le passage du Grand Cerf à Paris.

Amateurs ou professionnels, chacun y trouvera son compte. Populaire et conviviale, vous pouvez vous y rendre en famille ou entre amis.

Une cinquantaine d’exposants sont réunis ; qu’ils soient galeristes, artisans, ou créateurs. Nous avons eu le plaisir d’échanger avec certains d’entre eux.

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Basée entre Paris et Stockholm, la marque Desplans est créé en 2015 par Albane Cartier-Bression, Guillaume Dubois et Jérome Malper. Leur but ? Donner de l’importance, magnifier et mettre en avant les croquis et documents conservés par les agences d’architecture. Des dessins pour la plupart précieux mais très peu valorisés. Si leur souhait est de montrer l’envers du décor, sans se limiter à la forme finie d’un bâtiment, c’est pour mieux valoriser la création qui gravite autour d’un projet qu’il s’agisse de dessins, de croquis ou simplement d’idées couchées sur un papier.

Quelques pas plus loin nous avons découvert un créateur de verre, Verart. A l’origine, spécialisée dans la verrerie de laboratoire, la Verrerie Dumas donne naissance à la marque Verart, en 2011, en mettant savoir-faire et dextérité au service du design.  Alambics, cornues, fioles et autres appareils de mesures portent des noms qui souvent nous rappellent nos cours de chimie au lycée, et sont source d’inspiration des designers de la maison. C’est l’artisanat qui est encore une fois mis au service du design et de l’art.

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Enfin, nous sommes allés à la rencontre de la marque “Imprime moi un mouton”, une marque entièrement basée sur l’impression 3D. Engagée dans une démarche écologique et sans déchets, la production est faite à la demande. Uniques, les pièces réalisées peuvent être personnalisées ou customisées. Du bijou à l’abat-jour, la conception 3D permet de créer des textures, motifs ou encore des formes originales et innovantes que la main de l’homme aurait du mal à réaliser. C’est cette fois-ci la technologie qui est mise au service du design.

Le prochain rendez-vous est donc en Novembre, à vos agendas !

AD matières d’art

Savoir-faire, passion et minutie, c’est au Palais d’Iena, un lieu d’exception, qu’il faut vous rendre ce week end pour découvrir l’exposition AD matière d’art.

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Dédiée aux artisans et aux créateurs, cette exposition regorge de surprises. Elle est le tremplin idéal pour encourager et mieux faire connaitre ces métiers d’art qui pourtant font partie de notre quotidien.

C’est au coeur d’une scénographie monumentale imaginée par Vasken Yéghiayan que plumassiers, brodeurs, tisseurs mais aussi verriers, ont mis en exergue leurs plus belles créations.

S’ils subliment la matière en travaillant le bois, le cuir, le verre ou encore la céramique, c’est pour mieux illustrer la virtuosité et l’originalité avec laquelle  on peut pratiquer leurs métiers.

Plus de 46 talents ont alors été sélectionnées par l’équipe d’AD magazine que nous avons eu la chance de rencontrer lors d’une superbe conférence au sein de notre école.

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C’est en sortant des sentiers battus et en modernisant leurs techniques traditionnelles, que ces artisans au talent indéniable remettent au gout du jour des métiers ancestraux souvent méconnus du grand public.

Je suis allé à la rencontre de ces personnes au parcours aussi passionnant que leurs art. Souvent issus de l’industrie de la mode, ils jouent avec les codes et les modes de vie contemporains pour redéfinir l’esthétisme actuel.

Auparavant plumassier pour la célèbre Maison Lemarié, Eric Charles Donatien se sert de son expérience acquise dans le monde de la mode pour l’amener dans le design et proposer des choses inattendues. L’adaptabilité, c’est son mot d’ordre : Il faut savoir percer le besoin dans la tête du client et s’adapter en fonction de ses envies tout en restant dans une charte graphique unique et personnelle. De la feuille d’or, du fil et des plumes, cela parait simple et pourtant les doigts de cet artisan ont transformé ces matières nobles en compositions époustouflantes de beauté.

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Pour Eva Bellenger, c’est dans les ateliers de broderie de haute couture qu’elle a fait ses premières expériences. Inspirée par la nature, elle ouvre son propre atelier de tissage et de broderie en 2016 pour créer ses propres collections de tissus. Le lurex, le cuivre et le bois sont des matières qu’elle expérimente en parallèle du lin et autres matières naturelles qu’elle privilégie dans ses créations. Son travail est remarquable de finesse et de précision, c’est pour moi un véritable coup de coeur. J’ai beaucoup apprécié de pouvoir échanger avec cette jeune artiste tout aussi passionnée que passionnante.

Il s’agit de la première édition de cette exposition matière d’art organisée par AD magazine. Vous avez jusqu’au 1 er Avril pour la découvrir gratuitement, profitez en !

Le Frank

Au cœur du jardin d’acclimatations, véritable amphithéâtre de verdure, trône le vaisseau de Frank Gehry : la Fondation Louis Vuitton.

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On y observe des expositions, dont les œuvres incontournables, sont issues de mouvements artistiques des XXe et XXIe siècles. De même qu’on y découvre une architecture visionnaire réalisée par Frank Gehry qui donnera son nom au restaurant de la fondation.

Un restaurant à l’ambiance moderne et épurée, décoré de magnifiques poissons qui vous observeront, suspendus au plafond. La cage de verre offre une vue sur le jardin mais aussi sur la cascade de la fondation, un magnifique spectacle.

Le chef ? Il n’est autre que Jean Louis Nomicos, talentueux chef étoilé, déjà propriétaire des Tablettes, son propre restaurant situé dans le même arrondissement. Fidèle élève d’Alain Ducasse, Jean Louis Nomicos, fait ses classes auprès du célèbre chef étoilé. Il fait avec lui le tour du monde, visite d’innombrables marchés à la recherche de nouvelles saveurs. Il pose seul ses valises à La Grande Cascade, où il sera chef avant d’obtenir 2 étoiles pour le restaurant Lasserre. Quelques années plus tard, il ouvrira son actuel restaurant Les Tablettes récompensé d’une étoile.

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Après un long moment passé à l’exposition, quoi de mieux que de venir se restaurer pour reprendre de l’énergie ? Accordez-vous un moment savoureux à toute heure de la journée, et installez-vous confortablement dans les sièges de cuir, pour déguster un petit déjeuner, un déjeuner ou encore une délicieuse pâtisserie pour le goûter.

Plein d’imagination et surtout très talentueux, le chef propose une cuisine française et internationale, naturelle et savoureuse, de façon à ce que les nombreux touristes puissent apprécier, eux aussi, le menu. La carte du déjeuner est assez courte mais propose tout de même un assortiment de petits plats frais pour manger sur le pouce avec, à côté de cela, un poisson ou une viande savoureuse.

J’ai, pour ma part, choisi en entrée l’œuf poché aux asperges avec son émulsion parmesan. Les asperges étaient juste assez croquantes, un délice. Pour le plat, étant donné que je ne mange pas souvent de viande rouge, j’en ai profité pour goûter le filet de bœuf de Salers, accompagné d’une sauce au poivre et de pommes grenailles rôties. Viande excellente, sauce au poivre un peu trop prononcée à mon goût… Enfin, la gourmandise aura eu raison de moi, pour finir sur une note sucrée, j’ai choisi de déguster la tarte au citron,  un de mes desserts préférés et pour lequel je suis intransigeante… Verdict : elle était exquise ! Ni trop sucrée, ni trop acidulée.

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La carte étant imaginée pour toute les heures de la journée, lorsque vient l’heure de l’apéritif, laissez-vous tenter par l’Instant Champagne. Un moment privilégié durant lequel vous découvrirez une cuvée spéciale servie avec des petits entremets.

Vous saurez désormais où vous arrêter lors de votre prochaine visite à la Fondation Vuitton ! Attention néanmoins : le restaurant ne prend pas de réservation le midi, il vous faudra patienter à l’entrée le temps qu’une table se libère. Pour les diners, il est ouvert le Vendredi et le Samedi soir jusqu’à minuit.

 

Atelier Couronnes

Meubles chinés, bouquets champêtres, et créations artisanales, nombreux sont les trésors à découvrir à l’Atelier Couronnes.

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Claire Rischette et Louise Damas sont à l’origine de cette petite boutique au charme désuet. C’est lors d’un pop-up store que se sont rencontrées les deux jeunes femmes. Fondatrice de la marque de maroquinerie Fauvette Paris, Claire Rischette décide en 2015 d’unir son atelier à celui de Louise Damas, créatrice de bijoux.

Opticienne de métier, Claire décide de passer un diplôme en maroquinerie et donne naissance à sa marque Fauvette en 2013. Assemblés, coupés et cousus à la main, les sacs et petits accessoires de la jeune femme sont à découvrir en boutique. Pour un sac unique, il est même possible de venir choisir les cuirs à l’atelier. Des cuirs de qualités choisi avec attention puisque la créatrice apporte beaucoup d’importance aux matières.

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Encore étudiante en Lettres à la Sorbonne, Louise Damas crée sa marque de bijoux en 2012 pour entièrement s’y consacrer en 2013. Hétéroclite, coloré et littéraire, voilà trois adjectifs qui caractérisent les créations de la jeune femme. Phèdre de Racine, Chloé de l’Ecume des jours de Boris Vian ou encore Lolita du roman de Nabokov, chaque bijou est nommé selon les héroïnes de roman. Des personnages qu’avec amusement, elle imagine porter ses créations.

A deux pas de la place de la République, l’atelier couronnes propose une sélection de coups de cœur mode et déco. Les deux jeunes femmes ont pour projet d’organiser des ateliers de création afin de présenter le travail d’artisans parisiens.

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Enfin, découvrez les coulisses de ces sublimes créations puisque Claire et Louise créent leurs bijoux et sacs fait à la main au fond de la boutique, transformée en atelier.

Tilvist, le pays du sans soucis

De l’islandais « existence », Tilvist tire son nom d’une inspiration nordique.

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Séverine Libold a eu pour souhait de recréer l’ambiance des cafés de Reykjavik, capitale islandaise, où il est possible de boire un café et de lire un livre en prenant son temps,… tout simplement.

Les produits sont artisanaux mais aussi locaux comme la bière, les confitures, les guimauves, le sirop, le miel mais aussi le chocolat. Torréfié à Guebwiller, le café est Brésilien, Ethiopien, ou Dominicain. Quant au thé, il est 100% bio, son aromatisation se veut naturelle pour respecter au mieux le goût et les saveurs des plantes.

Lieu de rencontre et de métissage, chez Tilvist, vous pouvez déguster de délicieux brunchs mais aussi des petits plats pour le déjeûner. L’esprit de la maison est chaleureux et décontracté, on y passe des moments de convivialité et de détente, lovés dans les canapés.

Choisissez en premier votre boisson : chocolat chaud, café ou thé et le jus de fruit de votre choix, fraîchement pressé. Pour les confitures, il faudra vous lever pour prendre celle que vous souhaitez tartiner sur le délicieux pain complet servi avec. Le plus dur c’est de choisir ! Fraise, pamplemousse, poire au caramel, ananas à la vanille…Tant d’autres goûts alléchants feront de vous des indécis.

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Gardez de la place pour engloutir le délicieux muesli aux noix ou aux fruits servis par la suite. Puis, faites une petite pause avant de déguster votre bretzel garni aux légumes et à l’oeuf pour le salé, accompagné d’une assiette de fromage et de charcuterie… rien que ça !

Une véritable caverne d’Ali baba où l’on trouve certes de délicieuses choses à manger, mais aussi de superbes idées cadeaux : tasses, vaisselle et produit locaux.

Sans oublier les rencontres proposées en soirée tout au long de la semaine. Littérature, gastronomie ou atelier artistique, il y en a pour tous les goûts ! Des intervenants passionnants et passionnés qui partagent leurs savoirs et leurs expériences autour d’un thé ou d’un café.

Rendez vous…rue de Moselle à Mulhouse pour découvrir cette adresse inspirante tant par la qualité des produits proposés que par l’ambiance qui y règne.